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    Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action

Culture participative et de proximité, l’enjeu des « petites structures culturelles »

Imprimer    Par Sandrine Percheval • 19 nov, 2009 • Catégorie: Expérimentations, Île de France

Les très petites structures culturelles, porteuses de projets novateurs, tendent de plus en plus à penser leurs actions artistiques et leur développement en s’inspirant d’expériences vécues dans d’autres champs que le leur. La détermination et la revendication de leur singularité les ont amenées à se rapprocher de mouvements économiques et politiques alternatifs. Dans ce contexte, peut-on, aujourd’hui, parler de culture participative et de proximité bénéficiant à la société civile dans son entier ? D’autre part, quels sont les processus de mutualisation de moyens mais aussi de compétences, dans un échange de savoirs et de savoir-faire ?

Problématique

La focalisation des politiques publiques en matière de spectacle vivant sur le développement de l’offre de la création a longtemps laissé dans l’ombre les thèmes de la diffusion, de l’information et de l’implication des publics et de la structuration professionnelle du secteur.
En principe, les citoyens et usagers devraient avoir une place privilégiée au sein de ces associations. Dans les faits, leur présence est contestée et l’on remarque souvent que les projets sont menés principalement par les directeurs artistiques des compagnies.
Certaines compagnies se revendiquent pourtant de l’économie sociale et solidaire et des démarches participatives, contribuant à la construction collective d’un « vivre ensemble ». Leurs interventions sur les territoires, ponctuelles ou constantes, se font en lien avec celui-ci, « avec les acteurs éducatifs, sociaux et culturels présents avec lesquels elles privilégient des relations durables, voire avec lesquels elles proposent de co-construire les actions ». Cette démarche collective où chacun réussit à accéder à un espace d’autonomie et de responsabilité, montre un mode de gouvernance proche de la coopération.
C’est cet état d’utilisation (de sous utilisation ? mauvaise utilisation ?) de la forme associative que nous souhaitons questionner ici. Certaines questions peuvent également émerger : l’association loi 1901 est-elle le meilleur statut juridique pour (toutes) les compagnies ? Pourra-t-on parler bientôt de compagnies associatives, coopératives, ou même de compagnies-entreprises ? Quid des SCOP, SCIC et autres statuts alternatifs ? Ou encore : doit-on faire évoluer la forme associative et créer un statut particulier, plus conforme aux réalités des compagnies ?

Méthodologie

Le programme commencera ainsi par une étude qualitative approfondie auprès des compagnies de spectacle vivant adhérentes au Réseau des arts vivants en Ile-de-France (RAVIV), permettant de relever le type de pratiques sur le terrain et de repérer des expériences et expérimentations innovantes et efficaces. Il s’agira ensuite de diffuser cette étude et de mettre en place un programme de recherche-action permettant une appropriation de ce questionnement par tous les acteurs en présence (directeurs artistiques, équipe artistique, équipe administrative, équipe associative, usagers, etc.) et de réaliser un accompagnement par des formations collectives à l’appropriation de la forme associative.

Organisation

  • Référent acteur/chercheur : Sandrine PERCHEVAL – sandrine.percheval@gmail.com, Coordinatrice de réseau (compagnies et structures de spectacle vivant), Doctorante en Sciences Sociales
  • En partenariat avec le RAVIV (le Réseau des Arts Vivants en Ile de France a pour objectif de se doter de moyens et de compétences spécifiques au secteur des Arts vivants ; de contribuer à la pérennisation et à la stimulation de projets artistiques singuliers et pluriels).

Sandrine Percheval est Coordination de réseau (compagnies de spectacle vivant) - doctorante
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